Taxes et surcharges : il est temps de faire le ménage !

On l’ignore trop souvent, le prix des billets d’avion peut être composé à 40% de taxes et de surcharges. Ce qui n’est pas négligeable ! On a pu le constater cet été avec les hausses répétées des prix des billets d’avion sous prétexte de compenser l’augmentation du prix du pétrole. Mais on a aussi parlé des taxes. Enfin, pas n’importe qui : la Cour des Comptes qui s’est interrogée dans un rapport sur leur utilisation.

En théorie, les choses sont pourtant claires : taxes et surcharges sont censées financer des dépenses bien précises.

Concernant les taxes, elles sont de quatre sortes :
– la taxe aérienne qui est prélevée par les compagnies et reversées aux gestionnaires des aéroports au titre de l’utilisation par les passagers des aérogares ;
– la taxe de sécurité qui est également réservée aux aéroports pour financer les mesures de sûreté ;
– la taxe d’aviation civile qui est prélevée par l’État pour financer le fonctionnement de la Direction Générale de l’Aviation Civile
– la taxe de solidarité dont la vocation est d’alimenter l’association internationale UNITAID qui lutte contre les pandémies.

Pour ce qui est des surcharges, elles sont là encore, en théorie, destinées à financer la hausse du pétrole, les primes d’assurance ou les obligations des compagnies aériennes en matière de sécurité.

Mais comme souvent, la théorie ne rejoint pas la pratique. L’utilisation concrète des taxes n’est pas claire, pas plus que la raison de leur augmentation. Même constat pour les surcharges : alors que les compagnies devraient faire preuve d’un minimum de transparence, elles procèdent bien souvent à des augmentations sans réelle justification. On peut donc se poser de sérieuses questions, surtout quand on voit que les bilans financiers de certaines compagnies passent les surcharges carburant en bénéfice.

Bref, il est grand temps de mettre de l’ordre dans tout ça. Que les aéroports et la Direction Générale de l’Aviation Civile nous disent en quoi les taxes améliorent concrètement le service aux passagers et que les compagnies aériennes se plie à un exercice minimum de transparence ! C’est le moins que le consommateur puisse attendre.

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