Richard Vainopoulos se mobilise pour la défense de la profession et des consommateurs 

Dans son discours prononcé à l’occasion de l’Assemblée générale de TourCom, le 27 mai, Richard Vainopoulos, a annoncé sa détermination à se mobiliser pour défendre la profession et les consommateurs. Au cours de l’année 2010, Richard Vainopoulos s’est en effet, beaucoup fait entendre lors de la crise du volcan. En 2011, le président de TourCom entend rester très actif sur le front de la réglementation de la vente de voyages et sur celui des mutuelles qui font une concurrence déloyale aux agences.

1. Sur le pont face à la crise du volcan

L’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 a entraîné la formation d’un nuage de cendres qui a conduit à la fermeture de l’espace aérien européen durant plusieurs jours. Des centaines de milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués sur leur lieu de vacances alors que d’autres étaient empêchés de partir.

Au-delà de la mise en place d’une cellule de crise pour rapatrier les clients des agences TourCom, Richard Vainopoulos a dénoncé une réaction alarmiste de la part des pouvoirs publics et l’utilisation excessive du principe de précaution qui a conduit à des pertes très importantes pour les acteurs de l’aérien et du tourisme.

Il s’est cependant prononcé en faveur d’un remboursement des frais engagés pour tous les clients et agences qui étaient en droit de l’être, constatant que la réputation future des professionnels du tourisme dépendait de la manière dont ils auraient traités les victimes du nuage de cendres.

2. Pour une coresponsabilité des compagnies aériennes en cas de sinistre

La France est le seul pays européen qui rend l’agence de voyages seule responsable. Le système proposé par Richard Vainopoulos est le suivant. Dans les cas où le litige vient d’un défaut d’information ou de conseil, la responsabilité de l’agence doit être maintenue. Mais dans les cas où le litige vient d’un défaut dans l’exécution de la prestation, le client doit pouvoir attaquer directement le prestataire, y compris et surtout s’il s’agit du transporteur.
Cette proposition permettrait de raccourcir les procédures juridiques qui pénalisent les agences, mais aussi les consommateurs. Cette proposition va aussi dans l’intérêt des TO. Seuls, ces derniers n’ont pas d’autre solution que de payer pour ne pas perdre les tarifs préférentiels qu’elles leur accordent.
Ce système de la coresponsabilité est déjà en vigueur dans de nombreux pays européens où il fonctionne parfaitement. Il n’y a aucune raison pour qu’il remette en cause l’encaissement des acomptes par les agences puisque les litiges interviennent après le départ du client et donc après le règlement du fournisseur.

3. Contre les faillites des compagnies aériennes

La Commission européenne a enfin décidé de mettre en place courant 2011 un système de protection des consommateurs contre la faillite des compagnies aériennes.

La proposition défendue par le président de TourCom consiste à mettre en place un mécanisme de compensation contraignant, à l’échelle internationale. Richard Vainopoulos est opposé à la solution d’une assurance optionnelle sur les billets d’avion : les personnes disposant de revenus limités ne souscriraient pas à cette assurance optionnelle, afin de conserver le prix le plus bas pour leur billet.
En revanche, un fonds de garantie apparaît comme l’outil le plus efficace et le plus opérationnel dans les cas d’urgence. Un tel fonds permet une assistance et un remboursement beaucoup plus rapide pour les passagers bloqués, et l’utilisation du fonds demande moins de formalités administratives qu’un système d’assurance. Autre solution possible : une obligation d’auto-assurance à laquelle seraient soumises toutes les compagnies aériennes desservant le territoire européen
Il y milite pour que soient inscrites dans la nouvelle directive la création d’un fonds de compensation en cas de faillite aérienne ou en tout cas d’une assurance obligatoire et la reconnaissance d’une responsabilité tripartite des agences de voyages, des tours opérateurs et des compagnies aériennes en cas de défaillance. Cette mesure viendrait annuler la responsabilité unique des agences de voyages qui existe actuellement en France, et uniquement dans notre pays, ce qui permettrait de raccourcir les procédures de contentieux.

4. Contre la vente de voyages par les mutuelles

Certaines mutuelles demanderaient à leurs prestataires tourisme un commissionnement ou des avantages en nature en échange de leur référencement.
Si l’existence de cette rémunération était avérée, les mutuelles concernées seraient de fait assimilées à des distributeurs de voyages. Faute de souscrire aux obligations imposées par la loi française – une garantie financière et une RCP adaptée à l’activité d’agent de voyages, notamment, ces mutuelles pourraient être condamnées pour exercice illégal de la profession.

Plus largement il est tout à fait anormal pour TourCom que des mutuelles exercent le métier d’agence de voyages sans souscrire aux mêmes obligations que les professionnels du tourisme. Certes toutes les mutuelles ne vendent pas directement du voyage. Certaines se contentent de rediriger leurs visiteurs sur des sites partenaires. Mais mêmes celles-là doivent faire très attention : la Commission européenne réfléchit actuellement à faire jouer la responsabilité des sites internet, y compris, et surtout, lorsqu’ils se contentent de recommander d’autres sites.
En tout état de cause, les tarifs négociés sur des voyages ainsi que sur des prestations de transport et d’hébergement n’a plus rien à voir avec une politique de fidélisation des adhérents. Il s’agit d’une politique commerciale de réductions permanentes et accessible aux adhérents comme à leurs proches. C’est là un abus caractérisé.

Dans deux courriers successifs adressés à La Mutualité française, Richard Vainopoulos a demandé au mouvement mutualiste de prendre clairement position sur la pertinence d’une diversification de ses adhérents dans le domaine du voyage et sur les risques que celle-ci leur fait encourir.

TourCom 2010 : une année de croissance

Le réseau a réalisé une belle année 2010 avec une croissance de 8%, soit un volume d’affaires de 1,570 Md€ contre 1,450 Md€ en 2009. Le réseau compte 580 points de vente en fin d’année 2010, a radié 25 agences et accueillit 64 nouvelles. Fin avril 2011, 594 points de vente font partie du réseau. Le nombre de TO référencés reste inchangé avec 47 en 2010. En revanche le réseau compte aujourd’hui 59 compagnies aériennes soit 12 nouvelles référencées.

1. TourCom Réceptifs : une forte croissance en 2010

Les résultats enregistrés par TourCom Réceptifs soulignent la belle croissance en 2010 du réseau et du développement du voyage à la carte qui reste très demandé par la clientèle moyen / haut de gamme : 14 millions € de volume d’affaires sur 2010 (chiffres hors billetterie), contre 7 millions en 2009 et déjà plus de 8 millions € au 25 mai 2011.

En 2010, le réseau a donc bien poursuivi le développement de TourCom Réceptifs. 73 pays sont aujourd’hui représentés, dont 3 nouvelles destinations. TourCom continue également ses négociations avec les fournisseurs français pour développer la production en France, lancée depuis décembre 2010.

2. Le voyage d’affaires : un marché à fort potentiel

2010, a été synonyme de reprise pour le secteur du voyages d’affaires chez TourCom avec une hausse de 7% de son volume d’affaires, soit 980 millions d’euros, contre 920 millions en 2009. La répartition du volume d’affaires dans le réseau reste inchangé avec 65% de voyages d’affaires et 35% de tourisme.

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