Quels enseignements tirer des suites judiciaires du marathon de New-York?

Dernier épisode en date du long feuilleton démarré avec l’annulation du marathon de New York de 2012 : la Cour d’Appel de Mende a décidé de sanctionner a minima les professionnels du voyages et assureurs attaqués par des coureurs lésés, au nom du principe de « force majeure ».

L’annulation du marathon de New-York était bien un cas de force majeure

Rappel des faits : tout au long du mois d’octobre 2012, le Maire de New-York annonce vouloir maintenir le marathon du 4 novembre malgré l’Ouragan Sandy qui ravage la côté est américaine. Des dizaines de milliers de sportifs partent pour les Etats-Unis, prêts à courir coûte que coûte et donc enclins à croire la parole du Maire de New-York.

Il faudra attendre le vendredi 2 novembre au soir pour que le maire change d’avis et annule le marathon qui devait avoir lieu moins de 48h après. Face à la brutalité de la décision, les professionnels du tourisme, dont TourCom, invoquent un cas de force majeure, ce que le juge a récemment confirmé en appel face aux plaignants.

Le cas de force majeure ne dispense pas de faire preuve de professionnalisme

Force majeure ne signifie pas absence de sens commercial. Même si la situation est exceptionnelle, une agence de voyages ou un tour opérateur doit continuer de chercher des solutions pour sa clientèle. Trop de professionnels se réfugient derrière la notion de force majeure pour éviter de dédommager des voyageurs lésés par un événement imprévu.

Une attitude qui nuit considérablement à leur réputation et entraîne des frais de justice considérables. C’est pour éviter ce genre de déconvenues que le réseau TourCom avait conseillé à ses adhérents de rembourser immédiatement les dossards des marathoniens en novembre 2012. Un geste dont les clients se souviendront et qui a permis d’éviter de nombreuses complications par la suite.

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