Quand la CGT veut jouer les pères Noël, les usagers ne sont pas à la fête !

Alors que le gouvernement a instauré une loi garantissant un service minimum pour la SNCF, l’aérien – à l’exception des contrôleurs aériens – reste exonéré de cette responsabilité vis-à-vis des usagers. On se demande bien pourquoi car cette exception n’est justifiée en rien.

Il faut que l’aérien soit soumis aux mêmes règles que le transport terrestre en cas de grève et que les prestataires soient soumis à ces obligations : négociation avant un conflit, déclaration individuelle des grévistes 48 heures à l’avance et information des passagers sur l’état prévisible du trafic 24 heures avant la grève.

Pourquoi un service minimum à la SNCF et pas dans l’aérien ?

Contrairement à une certaine interprétation, cette grève ne touche pas uniquement des vacanciers en partance pour Marrakech. Tous les professionnels le savent : elle pénalise des Français qui, majoritairement, partent rejoindre leurs familles pour les fêtes. Ou est le service public  quand aucun service minimum n’est prévu ? Ou est le service public quand les blocages dus à des problèmes salariaux d’une entreprise privée paralysent tout un pays ? Ou est le service public quand certains transports sont astreints à un service minimum et d’autres pas ?

Les syndicats sont irresponsables

A une époque où tant de gens craignent de perdre leur emploi et où les entreprises souffrent, il y a quelque chose de révoltant à prendre les Français en otage pour obtenir des augmentations de salaires. Que Nicolas Cousin, délégué CGT de la Brink’s clame publiquement que « la période de Noël n’a pas été choisie par hasard » relève de la provocation. L’aérien est devenu le talon d’Achille du service minimum. Il ne faudrait pas que demain il devienne un marronnier de l’actualité et qu’à chaque veille de vacances scolaires, la grève dans les aéroports devienne une tradition. Une loi s’impose. Et vite.

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