Nuage volcanique : Richard Vainopoulos invite l’UFC Que-Choisir à se retourner contre l’Etat

Le fait que certaines réclamations liées au nuage volcanique n’aient toujours pas trouvé de solution est inacceptable. Mais l’attitude de l’association Ufc consistant à faire des professionnels du tourisme les responsables de cette situation n’est ni tolérable, ni cohérente.

La fermeture du ciel était-elle justifiée ? Telle est la question.

L’association de consommateurs oublie que les professionnels ont tout fait pour gérer au mieux le rapatriement des voyageurs. Plus grave, en faisant des professionnels les principaux responsables des litiges en cours, l’Ufc induit les consommateurs en erreur. Après tout, si des voyageurs se sont trouvés cloués au sol, c’est en raison d’une décision des pouvoirs publics. De deux choses l’une : soit la décision de fermer l’espace aérien pendant plus de cinq jours était justifiée par un risque réel et la demande d’indemnisation des passagers mis dans l’impossibilité de prendre leur vol n’a pas lieu d’être. Soit le principe de précaution, encore une fois agité par les pouvoirs publics, était une mesure abusive et démagogique, sans rapport avec un risque réel, et Ufc devrait se retourner contre l’Etat pour obtenir un remboursement des frais liés aux changements de date et de lieu.

Les juridictions de proximité ne connaissent rien au tourisme

TourCom a été le premier réseau à rembourser les clients de ses agences qui n’ont pas pu voyager en raison de la fermeture du ciel, à aider sur place des clients en difficultés financières et à mobiliser des autocars pour effectuer les rapatriements. Mais, dans le cas présent, je dénonce le mauvais procès fait par l’Ufc Que Choisir aux professionnels. Plutôt que d’invoquer à tort un devoir d’assistance en s’appuyant sur des décisions prises par des juridictions de proximité qui, faute de bien connaître le droit du tourisme, contredisent les textes de Loi en vigueur et, plutôt que de s’acharner après quelques agences de voyages, je propose à l’ Ufc d’aller jusqu’au bout de son raisonnement : si le remboursement des frais liés à la fermeture du ciel lui semble normal, c’est que la fermeture de celui-ci n’était pas justifiée. Et si cette fermeture n’était pas justifiée, il faut que cette association s’attaque à l’autorité qui a pris cette décision. C’est-à-dire l’Etat.

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