L’histoire d’Okipi n’est pas terminée

Après mon cri d’alarme, le site en faillite Okipi a enfin fermé. Mais pour les pays étrangers, la fermeture ne semble que temporaire !

Okipi vient de fermer en France. Pour les clients qui ont été abusés et qui ne reverront probablement jamais leur argent, cette fermeture tardive gardera un goût amer. Pour tous ceux qui auraient pu se faire escroquer si le site avait continué son activité, c’est une bonne nouvelle. L’alerte lancée par l’association UFC – Que choisir, par les médias et les professionnels du tourisme s’est révélée payante.

Des salariés aujourd’hui sans recours

Si le site a cessé son activité en France, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’il ne continue pas de vendre à l’étranger, en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Autre problème : les salariés. Selon le témoignage d’un ancien employé de l’entreprise les salariés ne sont « plus payé depuis 3 mois ». Pour eux, il serait impossible d’avoir [un] document ou [une] attestation prouvant que la société est en liquidation : « sans cette attestation impossible pour nous en france de récupérer ces 3 mois de salaires et surtout de pouvoir bénéficier du chômage ici en France en attendant de trouver un autre emplois !!! ». Selon un autre témoignage, une autre marque du groupe propriétaire d’Okipi, Forfait Flash, serait également en cessation de paiement. Aujourd’hui, le site est également fermé.

L’Europe et la France doivent agir

Il faut impérativement que l’Europe veille à ce que les entreprises en faillite dans un pays de l’union ne puissent pas continuer de vendre à d’autres pays européens. Ces entreprises, d’autant plus dangereuses qu’elles vendent sur le net, doivent faire l’objet de la même procédure et de la même sévérité. De son côté, la France doit veiller à faire preuve d’une plus grande exigence pour que l’immatriculation ne soit accordée qu’à des acteurs sérieux. C’est l’intérêt des consommateurs et des professionnels du tourisme. C’est aussi dans l’intérêts des salariés que l’on a trop souvent tendance à oublier dans ces cas là.

Internet ne doit pas devenir un Far-West

Il nous incombe maintenant de veiller à ce que les « Okipi » ne se multiplient pas dans l’avenir. Pour l’instant, l’évolution actuelle est inquiétante. Internet tient à la fois du far-West et de la zone de non droit. Des acteurs comme les mutuelles ou des sites de « recommandations » s’affranchissent de toute obligation, sous prétexte qu’ils ne font que renvoyer à d’autres sites partenaires. D’autres entreprises, comme groupon.fr, pratiquent une publicité mensongère en affichant des remises qui peuvent atteindre jusqu’à 70% sur des produits qu’elles n’ont pas acheté.

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