La garantie financière des professionnels du tourisme: une réponse au besoin de sécurité des consommateurs

En raison des faillites que la crise va provoquer, une question va se poser pour toutes les professions qui ne sont pas dotées d’un système de garantie : que va devenir l’argent de leurs clients ? Qui va rembourser les clients des sociétés de vente par correspondance qui déposeront le bilan ? Qui va rendre leurs arrhes aux clients des entreprises de travaux qui mettront la clé sous la porte ? Dans la liste des créanciers prioritaires, les clients arrivent tellement loin derrière les banques et les autres fournisseurs qu’ils sont presque assurés de ne jamais revoir leur argent !

C’est pour protéger les clients en cas de faillite que les professionnels du tourisme sont tenus de disposer d’une garantie financière, soit auprès d’un établissement bancaire, soit auprès de la caisse de garantie mutuelle du secteur, l’APS (Association professionnelle de solidarité).

Pour ne parler que de l’APS, cette association professionnelle permet aux clients concernés par la faillite d’un adhérent de partir malgré tout en vacances (ou de revenir s’ils sont sur place au moment du dépôt de bilan) ou bien d’être intégralement remboursés, sans plafond.

Qui le sait aujourd’hui parmi le grand public ? Trop peu de clients des agences. Notamment dans un contexte où le besoin de sécurité des consommateurs n’a sans doute jamais été aussi fort. Certes le nom de l’APS ne veut pas dire grand-chose. Ou alors il présente l’inconvénient de laisser entendre que l’APS n’est qu’une association de professionnels à destination des professionnels. Ce qui est faux puisque c’est dans l’intérêt même du client que la garantie financière a été créée. Mais, au-delà même d’un éventuel changement de nom, c’est le moment où jamais de l’expliquer et de le clamer haut et fort !

Votre commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Champs requis *

*