Hôtellerie haute gamme : ne soyons plus à la traîne de l’Europe !

Le gouvernement s’est déclaré satisfait du bon bilan touristique pour l’année 2008 en France. Il faut dire que le soleil cet été comme la neige cet hiver y ont beaucoup contribué. Derrière ce constat qui doit beaucoup à la chance se cachent de vraies questions.

Nos aéroports et notre hôtellerie sont-ils en mesure de répondre aux attentes d’une clientèle internationale exigeante ? Nos infrastructures d’accueil sont-elles adaptées pour permettre à la France de résister demain à la concurrence de villes européennes telles que Londres, Barcelone, Milan ou Francfort ?

A l’évidence, la réponse est non. Le constat est unanime sur les carences de nos aéroports internationaux (voir mon billet précédent) et sur le retard considérable de notre offre hôtelière.
Incontestablement, une réforme du classement hôtelier – inchangé depuis 23 ans ! – était indispensable. Mais elle est loin d’être suffisante.

Le problème est que cette réforme ne va pas permettre de tirer notre hôtellerie vers le haut. La raison en est simple : le caractère facultatif de la plupart des critères et, de manière générale, leur faible niveau d’exigence.

A titre d’exemples, voici quelques-uns des critères obligatoires pour les hôtels qui prétendront à la catégorie « 5 étoiles » : la climatisation dans les chambres, des lits doubles d’une largeur minimale d’1m60, un room service 24h/24 ou encore la mise à disposition de peignoirs…. Autant dire qu’on est loin des prestations de n’importe quel 4 étoiles américain pour prendre ce seul exemple !

Le risque de cette réforme, c’est qu’elle crée de fortes attentes chez les clients étrangers et autant de déconvenues lors de leur arrivée dans nos établissements hôteliers.

A l’heure où les clientèles haute gamme et affaires des 5 étoiles représentent le salut du marché touristique et où la concurrence va se durcir entre les capitales européennes, il est grand temps de mettre en place un vrai plan de modernisation des structures touristiques, à la hauteur non pas de nos ambitions mais du défi que représente la crise pour notre marché réceptif.

Votre commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Champs requis *

*