Aéroports : trop c’est trop !

En annonçant il y a quelques semaines une augmentation de plus de 5% de ses redevances, ADP a provoqué une levée de boucliers. Vu le montant déjà exorbitant des taxes aériennes dans les aéroports français et vu le contexte économique actuel, est-il vraiment opportun d’alourdir encore la facture des consommateurs de voyages ? Car ce sont eux, bien sûr, qui paieront au final l’addition.

Les récents événements liés aux intempéries rendent la pilule encore plus difficile à passer.
Les 5 et 6 janvier derniers, la plate-forme de Roissy mais aussi les aéroports de Marseille et de Toulouse ont été paralysés par un phénomène climatique pourtant habituel : la neige.

Bilan : sur le seul aéroport de Roissy et pour la seule compagnie Air France, 150 vols annulés sur la seule journée du 5 janvier. Et plus de 2 000 personnes contraintes de dormir dans les aérogares, dans les conditions qu’on imagine.

Comment est-il possible qu’en 2009, les aéroports des principales villes françaises soient incapables de fonctionner à cause de quelques centimètres de neige ? Comment font leurs homologues à New York, Chicago, Toronto, Stockholm, Moscou… bref toutes les villes modernes qui subissent des hivers autrement plus rudes que les nôtres ? Le secrétaire d’Etat aux transports a lui-même qualifié les dysfonctionnements à Roissy « d’inacceptables » et demandé, à raison, une enquête administrative.

En ce qui concerne précisément Roissy, ces « dysfonctionnements » ne font que s’ajouter à une longue liste de griefs. Depuis des années, les professionnels du tourisme et les consommateurs dénoncent les conséquences du monopole d’ADP sur le montant des taxes aéroportuaires. Depuis des années, ils déplorent que la France offre, à travers la vitrine que constitue l’aéroport de Roissy, une image déplorable aux passagers du monde entier : locaux vétustes, organisation déficiente, galeries marchandes indigentes.

Il est grand temps que les pouvoirs publics français exigent que les aéroports, dans lesquels ils détiennent des participations, pratiquent des politiques de prix décentes pour le consommateur et une qualité de service digne de la première destination touristique mondiale.

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