Sécurité financière : les compagnies doivent prendre leurs responsabilités

Communiqué de presse – octobre 2009

Sécurité financière : pour R. Vainopoulos,
« les compagnies doivent prendre leurs responsabilités »

Pour le président de TourCom, alors que les compagnies aériennes ne cessent de renforcer leurs exigences vis-à-vis des agences de voyages pour se prémunir contre d’éventuels dépôts de bilan, eux-mêmes refusent toujours de se garantir contre leurs propres défaillances, au grand détriment des consommateurs.

Le secteur aérien présente des risques financiers considérables pour les consommateurs. C’est ce qu’ont montré les faillites à répétition de compagnies aériennes au cours des dernières années. C’est également ce qui se profile derrière les dernières prévisions de l’organisation des compagnies aériennes (IATA), qui estime à 11 milliards les pertes pour 2009. Pour le président de TourCom : « aucune compagnie ne peut prétendre de manière crédible qu’elle est à l’abri ».

En dépit de ces risques financiers, les compagnies aériennes restent opposées à la création d’une caisse de garantie qui permettrait de rembourser les passagers en cas de dépôt de bilan. Pour Richard Vainopoulos, « cela fait plus de quatre ans que je dénonce cette situation gravement préjudiciable pour le consommateur. Aujourd’hui, le commissaire européen aux transports Antonio Tajani semble comprendre l’urgence de créer un fonds d’indemnisation des passagers. Il est impératif que le SNAV saisisse l’opportunité de cette prise de conscience pour intervenir auprès de la Commission européenne et faire avancer les choses. S’il ne le fait pas, je suis prêt à me lancer dans le débat européen ».

Des compagnies qui se garantissent plutôt que de garantir leurs clients

L’absence de garantie présentée par les compagnies aériennes est d’autant plus choquante qu’elles-mêmes ne cessent de renforcer leurs exigences vis-à-vis des agences de voyages au nom de leur propre sécurité financière.

La centrale de paiement des transporteurs (BSP) impose ainsi des conditions de paiement de plus en plus draconiennes, soit disant pour se prémunir contre les risques de défaillances. Or, tous les chiffres montrent que le manque à gagner du BSP dû aux dépôts de bilan d’agences de voyages est dérisoire. « Il est temps que les compagnies prennent leurs responsabilités vis-à-vis des consommateurs en matière de sécurité financière », conclut Richard Vainopoulos.

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